Histoire du Village :

D’Azur à la bande ondée d’argent, chargée de trois vairons au naturel posées en fasce.

Chavannes-le-Veyron formait à l’origine une petite seigneurie possédée par les sires de Joux, puis par la famille Gléresse. En 1700, cette terre parvint à la famille Crinsoz, puis par héritage à la famille Forel. En 1924, la commune adopta ces armoiries qui portent le champ d’azur des Crinsoz et des Forel, chargé d’une bande ondée symbolisant le Veyron, avec trois poissons ou vairons, allusion parlante au nom de la commune.

Sur le cours d’eau principal se trouvait une installation hydraulique, reportée sur le cadastre dès 1846, et encore en service dans les années 1960. Cette installation est utilisée par la scierie, ainsi que par une forge et un pressoir. Elle est aujourd’hui inscrite comme biens culturels suisses d’importance nationale.

Pour découvrir la petite Commune de Chavannes-le-Veyron, il faut s’écarter un instant des sentiers battus. Les automobilistes attirés par les neiges et les belles lumières de la Vallée de Joux passent certes tout près de ce village niché au pied du Jura, entre Grancy, La Chaux, Cuarnens, Mauraz et Pampigny. Ils aperçoivent furtivement une large rue et quelques maisons. Mais ils vont rarement plus loin. La route communale qui la traverse se perd dans les bois, en direction de Pampigny, après avoir franchi le bucolique ruisseau du Veyron, qui donne son nom au village. Il faut donc connaître un habitant pour s’engager dans cette localité qui a peu changé extérieurement au fils du temps et n’a rien perdu de son charme.

Nos ancêtres ne seraient pas déboussolés en redécouvrant ce lieu : depuis une vingtaine d’année, quelques maisons y ont été construites. Tout récemment deux nouvelles villas mitoyennes sont sorties de terre. Leurs habitants se sont déjà intégrés au sein d’une population de 152 habitants où tout le monde se connaît et aime à se côtoyer à diverses occasions.

Le village vit au rythme de ses professions. Huit exploitants agricoles y travaillent encore, dont quatre livrent du lait qui sera transformé en gruyère ou en vacherin. Deux paysagistes y a installé son commerce. L’un ou l’autre professeur, journaliste, infirmière ou ingénieur apporte sa touche personnelle.

Tradition et modernité s’y mêlent. La plus belle présence du passé demeure la célébration du Jeûne de Chavannes, chaque 21 juin, et cela depuis plusieurs siècles. Cette journée est déclarée fériée dans la commune et deux cultes y sont célébrés, l’un de repentance et l’autre d’action de grâce. Quant à la modernité, elle vient de se manifester avec l’arrivée longtemps espérée et fort appréciée des installations de bluewin.tv.

Avec la disparition du district de Cossonay, Chavannes fait désormais partie du district de Morges. Selon le domaine concerné, elle est engagée dans une multitude de partenariats avec les communes environnantes.

Chavannes reste marqué par le souvenir de quelques personnalités. Le Colonel Charles Bettens, député, romancier, correspondant de presse, dut l’instigateur du suffrage féminin en niveau cantonal, en 1960. Le chef d’orchestre mondialement connu Charles Dutoit y habita quelques années. Plus près de la nature, la mémoire du bûcheron Robert Vial est célébrée par une plaque posée dans ces bois qu’il aimait tant. Décédé en 1999, il aurait souffert en découvrant les dégâts causés aux forêts par la violence du dernier hiver. « Trente ans de travail sylvicole détruits…. », selon le garde forestier actuel.

Ouvert vers l’extérieur mais attentive à cultiver ses racines, mélange équilibré des familles installées là depuis des générations et de personnes issues d’horizons divers, Chavannes-le-Veyron voit ainsi l’avenir avec sérénité et optimiste.